
Le CSE peut recourir à différents experts pour l'assister dans ses missions. Solard Avocat accompagne les employeurs dans l'encadrement de ces expertises et, le cas échéant, dans leur contestation.
Expertise économique (expert-comptable) :
Expertise technique (SSCT) :
Contestation des expertises :
L'expertise CSE est un droit légitime des représentants du personnel. Mais ce droit s'exerce dans un cadre précis. L'employeur peut et doit veiller au respect de ce cadre pour éviter les dérives.

Les expertises du CSE représentent souvent un coût significatif pour l'entreprise et peuvent allonger les délais de consultation. Notre rôle est de vous aider à :
L'objectif n'est pas d'empêcher systématiquement les expertises, mais de garantir leur utilisation légitime et proportionnée.
Le CSE peut désigner un expert-comptable dans plusieurs situations : consultation sur la situation économique et financière de l'entreprise (annuelle), consultation sur la politique sociale (annuelle), et pour les opérations de concentration, les licenciements économiques collectifs, ou les offres publiques d'acquisition.
Le coût de l'expertise est à la charge de l'employeur pour les deux consultations récurrentes et les opérations de concentration. Pour les autres cas, le coût est partagé (80% employeur, 20% CSE) sauf si le budget du CSE est insuffisant.
L'employeur peut contester la nécessité de l'expertise, la désignation de l'expert, le coût prévisionnel, ou l'étendue de la mission devant le président du tribunal judiciaire statuant en la forme des référés.
La contestation doit être formée dans un délai de 10 jours suivant la délibération du CSE désignant l'expert ou, pour le coût, dans les 10 jours suivant la notification du coût prévisionnel. Ces délais très courts imposent une réactivité importante.
Le CSE peut faire appel à un expert habilité (expert SSCT) lorsqu'un risque grave, identifié et actuel, est constaté dans l'établissement, ou en cas de projet important modifiant les conditions de santé, de sécurité ou les conditions de travail.
Le risque grave doit être avéré et actuel, pas simplement hypothétique. L'employeur peut contester le recours à l'expertise s'il estime que ces conditions ne sont pas remplies. Le coût de cette expertise est intégralement à la charge de l'employeur.
Oui, le recours à une expertise allonge les délais de consultation du CSE. En l'absence d'accord, le délai passe à 2 mois (au lieu d'1 mois) si un expert est désigné, et à 3 mois si le CSE central est également consulté.
Toutefois, si l'employeur conteste l'expertise devant le juge, le délai est suspendu entre la saisine et la décision. Le juge statue généralement dans un délai de 10 jours.
Oui, l'employeur peut contester l'étendue de la mission de l'expert s'il estime qu'elle dépasse le cadre légal. L'expert ne peut demander que les documents nécessaires à l'accomplissement de sa mission et ne peut élargir unilatéralement son champ d'investigation.
En pratique, il est souvent préférable de négocier avec le CSE un cadrage de la mission plutôt que de recourir systématiquement au juge. Un dialogue constructif permet de concilier le droit du CSE à l'information et la maîtrise des coûts pour l'entreprise.
