
Les opérations de restructuration sont des moments clés dans la vie d'une entreprise. Elles nécessitent un accompagnement juridique rigoureux pour sécuriser le processus et limiter les risques contentieux.
Licenciements économiques :
Plans de Sauvegarde de l'Emploi (PSE) :
Opérations de cession et transfert :
Une restructuration bien préparée juridiquement minimise les risques de contentieux et préserve le climat social. L'anticipation est la clé d'une opération réussie.

Chaque restructuration est unique et nécessite une stratégie adaptée. Solard Avocat vous accompagne dans toutes les dimensions du projet :
Notre objectif : vous permettre de mener votre projet dans les meilleures conditions juridiques et sociales.
Le licenciement pour motif économique est justifié par des difficultés économiques, des mutations technologiques, une réorganisation nécessaire à la sauvegarde de la compétitivité, ou la cessation d'activité de l'entreprise.
Les difficultés économiques s'apprécient notamment par une baisse significative des commandes ou du chiffre d'affaires, des pertes d'exploitation, une dégradation de la trésorerie ou de l'excédent brut d'exploitation. La durée de la baisse doit être d'au moins un trimestre pour les entreprises de moins de 11 salariés, jusqu'à quatre trimestres consécutifs pour les entreprises de 300 salariés et plus.
Un Plan de Sauvegarde de l'Emploi est obligatoire dans les entreprises d'au moins 50 salariés qui envisagent de licencier au moins 10 salariés sur 30 jours pour motif économique.
Le PSE doit prévoir des mesures de reclassement interne et externe, des actions de formation, des aides à la création d'entreprise, et éventuellement des indemnités supra-légales. Il est soumis à validation (si négocié par accord) ou homologation (si élaboré unilatéralement) par la DREETS.
L'article L.1224-1 du Code du travail prévoit que lorsqu'une entité économique autonome est transférée (cession, fusion, externalisation), les contrats de travail des salariés affectés à cette entité sont automatiquement transférés au nouvel employeur.
Les salariés conservent leur ancienneté, leur rémunération et leurs avantages acquis. Le nouvel employeur doit maintenir les conditions d'emploi jusqu'à la conclusion d'un accord de substitution ou pendant 15 mois maximum pour les avantages conventionnels.
L'employeur doit définir des critères d'ordre pour déterminer quels salariés seront licenciés. La loi impose de prendre en compte : les charges de famille, l'ancienneté, la situation des salariés présentant des caractéristiques sociales rendant leur réinsertion difficile (handicap, âge), et les qualités professionnelles.
Ces critères peuvent être pondérés par accord collectif ou décision unilatérale de l'employeur. La méconnaissance des critères d'ordre peut entraîner des dommages-intérêts pour le salarié licencié.
Le CSE doit être informé et consulté sur tout projet de restructuration et de compression des effectifs. La procédure varie selon l'ampleur du projet :
Pour un PSE, deux consultations parallèles sont menées : l'une sur le projet de restructuration, l'autre sur le projet de licenciement collectif. Le CSE peut se faire assister d'un expert-comptable aux frais de l'entreprise. Des délais préfix encadrent la procédure : 2 mois maximum pour moins de 100 licenciements, jusqu'à 4 mois pour 250 licenciements et plus.
